17 juillet 2010

OLLANTAYTAMBO

du 27 au 30 juin

Pas de bol, quand nous arrivons la place du village est en réfection... le village reste malgré tout charmant bien que fort touristique.
Nous assistons au "Drama Ollantay", pièce de théâtre annuelle, kitsch et soporifique sur les terrasses de la forteresse...costumes de pacotille, monologues en Quechua avec larsens en prime!
C'était tout de même marrant!





Petite expédition d'une journée aux Salineras et à Moray...A FAIRE ABSOLUMENT! Ces deux sites se visitent facilement en une journée et sans guide...l'auto stop fonctionne bien dans la région tout comme les taxis collectifs à 1 sol.






C'est d'Ollantaytambo que les touristes fortunés ou pressés prennent le train à destination d'Aguas Calientes, village au pied du Machu Picchu.
Cette ligne appartient au réseau Peru Rail, filiale de l'entreprise Anglaise Orient Express. De cette situation de monopole découle des tarifs prohibitifs et assez scandaleux.
Nous optons pour une solution certes plus longue mais bien plus économique.

PISAC

du 25 au 27 juin

Première étape sur la route du Machu Picchu.
Pisac est populaire pour son marché artisanal, la plupart des gens y passe rapidement, son atmosphère paisible nous y retient quelques jours.
Petite chambre mignonette, terrasse avec vue sur la montagne à l'auberge BeHo tenu par Hipolito et son épouse, tous deux très accueillants...tranquille...
La coupe du monde bat son plein, Tim parle foot avec le premier venu.
Nous devons refreiner nos ardeurs pour les achats, "attends la Bolivie", me serine Tim....mouais...




Nous commençons notre folle visite des sites de la Vallée Sacrée mais n'avons pas acheté le fameux "boleto turistico".
Qu'est ce que le boleto turistico: c'est un billet (pas donné) permettant la visite de 16 sites de Cusco et de la Vallée Sacrée valable 10 jours, autant dire au pas de course...effectivement, la zone étant très touristique c'est sans aucun doute un moyen pour les autorités locales de réguler le flot de visiteurs.
Nous décidons de passer outre et de voir au jour le jour.
C'est ainsi qu'un gentil garde nous conseille d'entrer sur le site de Pisac avant son ouverture afin de ne pas payer l'entrée.
A 6h30 tapante, nous commençons l'ascension des ruines mais...misère...après 1 heure de grimpette nous nous faisons coincer par deux gardiens qui nous somment de redescendre....euh...pas possible! Nous tentons par tous les diables de les soudoyer, rien n'y fait!...Fort heureusement une paysanne nous sauve la mise en embrouillant les gardes à coup d'insultes en Quechua....on prend la poudre d'escampette, grimpant à vive allure jusqu'à un endroit planqué.
Que du bonheur, nous avons le site pour nous tous seuls!
C'est magnifique, ce premier contact avec des vestiges Inca nous en met plein la vue!!!
Ce n'est qu'en fin d'après midi que nous redescendons en coupant à travers champs afin de ne pas nous faire pincer.



Valle Sagrada from Tim & Cecishu on Vimeo.

CUSCO

du 21 au 25 juin

On arrive un matin tôt, dans une brume froide...Tim fait la gueule après sa nuit de (non) sommeil dans un énième bus mais retrouve le sourire au contact de la splendide capitale Inca, porte de la Vallée Sacrée.
Toujours la même technique pour trouver un hôtel, un de nous deux garde les sacs pendant que l'autre arpente les rues à la recherche d' un lieu cosy et pas cher.
Coup de bol, nous tombons sur Jimmy, un Péruvien édenté et plein d'entrain qui nous emmène al "Procurador del Cusco", petit hôtel bénéficiant d'une terrasse avec vue imprenable sur la ville qui se révèle être un repère parfait pour l'apéro.
Nous recroisons une partie de la troupe de Cabanaconde et écumons quelques bières avec Silva et Jeremy, les sympathiques Français à l'accent chantant.
Autre rencontre lumineuse, Esther et Helen avec qui nous nous suivrons jusqu'en Bolivie.
Cette semaine-ci est un peu particulière, c'est l'Inti Raymi, la fête du soleil, célébration du solstice d'été.
Du matin au soir, toute la ville vibre au son des fanfares, c'est un tumultes de musique traditionnelle, costumes, couleurs, masques, plumes, lamas pomponés...



Les différents corps de métiers et communautés défilent fièrement derrière leurs banderoles en attendant le jour J du 24 juin.
Cusco est une ville magique et enivrante, mêlant architecture Inca et Espagnole.
C'est un dédale de ruelles escarpées aux pavés polis dans lesquelles on a plaisir à se perdre.
On longe ces murs majestueux composés d'énormes pierres multi facettes à angles arrondis...quelle virtuosité et quel travail de forçat!
Dans l'ensemble nous sommes complétement sous le charme de Cusco et trouvons véritablement le dépaysement tant attendu.
Nombre de Cusqueños ne parlent à notre grand étonnement que le Quechua, cette langue est donc belle et bien vivante et témoigne de la fierté indigène de ces descendants d'Incas.

En prévisions de notre périple au Machu Picchu et sur les conseils de voyageurs (ils se reconnaitront) nous nous faisons faire de fausses cartes d'étudiants afin de bénéficier des tarifs réduits. C'est ainsi que nous découvrons au fond d'un couloir sombre un véritable atelier de contrefaçons ou l'on falsifie tous types de documents (permis de conduire, bulletins de notes, diplômes...)...après 1 heure 1/2 d'attente nous sommes en possession d'une vraie fausse carte d'étudiants assez cheap!
à suivre...

Cusco Inti Raymi 2010 from Tim & Cecishu on Vimeo.



Et une petite dedicace pour tous les potes!

La minute musicale de Cecishu from Tim & Cecishu on Vimeo.

6 juillet 2010

CABANACONDE_Canyon del Colca

du 17 au 20 juin

Qui dit Canyon del Colca évoque l'épineuse question du Billet touristique, obligatoire ou pas??
En théorie, tout touriste entrant dans le Canyon par la ville de Chivay est censé débourser 35 soles (10 euros) mais tous les guides (lonely, routard...) précisent bien que ce n'est pas obligatoire et qu'en plus l'argent récolté n'est pas redistribué aux villages et communautés de la vallée.
Bref, on résiste aux palabres d'une rabat joie qui nous accuse de ne pas aider au développement de son pays.
Ceci étant, nous arrivant au petit village tranquille de Cabanaconde, d'ou nous pouvons partir en trek tout seuls comme des grands.
Le canon est magnifique, arride avec des cultures en terrasse, des routes sableuses et des cactus de compèt, nous sommes à 3200 m et notre souffle s'en ressent, il faut y aller mollo.
Nous partons le lendemain pour un mini trek de 2 jours.
Environ 6 heures de marche la première journée, nous traversons des villages quasi déserts à flans de montagne, San Juan de Chucho, Malata, Cosnirhua.
L'horizon se conjugue en nuances de verts et de beige, nous nous tapons quelques grimpettes un peu difficiles et de longues descentes éprouvantes pour les genoux avant d'arriver un peu cassés à l'oasis de Sangalle.
Nous y dormons une nuit, autours d'un repas frugal et d'une bière à 10 soles on rencontre pas mal de francophones, Mag et Dam, Noria et Martin qui travaillent là un temps, un couple de Québécois croisés à Ica.
Le lendemain matin nous entamons la remontée après un saut dans la piscine.
Aaaaahhh, la remontée! il faut dire que le soleil est déjà bien haut quand on part! Les grimpettes de la veille semble dérisoires comparé a ça!
Nous croisons des Peruviens et leurs mules qui font le chemin pour approvisionner l'oasis.
4 heures d'enfer sous un soleil de plomb!!! un versant sans ombre, des cailloux et une pente à x degrés. C'est toujours aussi beau mais qu'est ce que c'est dur!
Nous arrivons en haut lessivés et on marche comme des cowboys pendant les 3 jours qui suivent.




AREQUIPA

du 14 au 16 juin

C'est très joli Arequipa! On l'appelle la ville blanche, je ne sais pas vraiment pourquoi mais bon...
On dégote un hôtel sympa avec cuisine, quel plaisir de faire le marché! Il est extraordinaire, avec des murs de fruits et légumes, des stands de fruits secs et d'herbes médicinales, des fromages frais....
C'est le bonheur, on fait le plein en vue de notre départ pour le Canon del Colca.



HUACACHINA

du 10 au 13 juin

On nous dépose à Pisco (très moche), puis s'ensuivent un taxi jusqu'à la Panamericana, un bus jusqu'à Ica (sans intérêt) et enfin un autre taxi jusqu'à l'oasis de Huacachina, un village développé autour d'un lagon artificiel perdu dans un désert immense...
Encore un Pérou totalement différent, on se croirait en plein Sahara.
C'est un lieu extrêmement touristique néanmoins très agréable. On trouve une grande chambre bon marché avec vue sur le lagon et grimpons les immenses dunes en soufflant comme des boeufs...
Coïncidence incroyable, Tim recroise Laïl et Nitaï (les Israeliens de Bariloche) en faisant son jogging; échanges de bons plans et nostalgie Argentine!`




Huacachina from Tim & Cecishu on Vimeo.

PARACAS

du 9 au 10 juin

Paracas en soi n'a d'intéressant que les excursions aux islas Ballestas et dans le parc national.
La ville étant assez déprimante avec sa brume permanente et son bord de mer grisounet nous ne restons donc qu'une nuit, le temps de faire l'expédition en bateau pour aller voir loups de mer, pingouins et les milliers d'oiseaux travaillant pour l'importante production de guano de la région.
C'est effectivement impressionnant de voir autant d'oiseaux trôner sur ces falaises escarpées, l'horizon grouille littéralement de cormorans et il vaut mieux mettre les capuches afin d'éviter les chiures qui parait il portent bonheur (ben oui! il fallait bien trouver une consolation!).
Nous apercevons également "el Candelabre", figure énigmatique tracé sur une colline, persistant à travers le temps et qui compense un peu le fait qu'on aille pas voir les lignes de Nazca.






Paracas from Tim & Cecishu on Vimeo.

CHURIN

du 5 au 8 juin 2010

Churin sera notre seule escapade au nord de Lima.
On décide de se réserver le nord du Pérou pour un autre voyage!
C'est une petite ville de montagne aux eaux thermales réputées, en l'occurrence parce que l'ex président Fujimori y avait ses bains.
Ici c'est calme et le tourisme est essentiellement Péruvien et plutôt vieillissant.
Ça nous fait du bien de retrouver le calme d'une petite bourgade et on profite à fond des bains à vrai dire plus tièdes que chauds.
C'est aussi notre première approche avec l'image d'Epinale du Pérou, ses enfants à la peau burinée et craquelée de soleil, ses mamitas aux nombreux jupons brodés arborant avec fierté des chapeaux excentriques décorés avec de fausses fleurs.
Les gens sont adorables et curieux, on se régale!



LIMA

du 20 au 22 mai 2010 et du 1er au 5 juin 2010

Tout le monde dit que Lima est triste, grise, moche.
On est pas d'accord!
D'une, c'est bien de changer de pays après nos 4 mois Brésiliens, ensuite on se remet à parler Espagnol avec joie et un peu de confusion, enfin, question culinaire on est contents de ne plus entendre parler du arroz-feijao!
Bref, on attendait le Pérou avec impatience et on est pas déçus!
Lima est une ville métissée, accueillant une très grande communauté Chinoise (très bons restaurants "Chifa") et comme toute capitale c'est un noyau culturel actif avec son lot de musées et d'héritage historique.
Nous recroisons Dany (le néo-zélandais croisé à Paraty) avec qui nous constatons que le temps passe vite et que le voyage est une aventure épuisante.
A Miraflores, quartier chic et touristique par excellence nous préférons le centre.
Une grande place pavée habillée de palmiers, couvents et églises à la pelle, des petits restos pas chers (ça change du Brésil!) ou nous nous gavons de Ceviche.
La nourriture, l'architecture, la propreté des rues et la nouveauté nous réjouit...
Nous logeons à l'hôtel Espagna, ancien palais à la déco aussi baroque que kitsch.
Sur la terrasse les statues grecques côtoient perroquets et tortues dans une végétation luxuriante.





Lima from Tim & Cecishu on Vimeo.

23 mai

..........Triste rapatriement...................................
Une semaine à Paris...........................................
Conseil à tous les voyageurs: prenez une assurance.

MANAUS

du 16 au 20 mai 2010

Ville mythique du centre de l'Amazonie, connue pour sa splendeur passée et son opéra grandiose.
Chose étonnante, elle a beau être assez touristique, on ne trouve pas grand chose en terme de logement pour backpackers fauchés.
On a le choix entre des hôtels de passe miteux et UN hôtel branchouille tenu par un Australien trop peu sympathique.
La ville est bruyante, fourmillante, un peu harassante peut être aussi a cause de cette chaleur insoutenable.

JAMARAQUA

du 11 au 14 mai 2010

N'ayant pas encore eu notre compte de vie sauvage, nous partons quelques jours avec Adelheid, David et Simon dans une communauté de la FLONA (Floresta Nacional do Tapajós).
Avec un timing ajusté, nous décrochons l'autorisation d'entrée dans la réserve, jonglons avec différent bus et trouvons une famille d'accueil ou nous posons nos hamacs au fond du jardin sous un toit en paille.

Nous sommes chez Bata, dans la communauté de Jamaraqua.
Ce dernier tient son nom du fait que petit, il ne jurait que par la marque Bata (!)
Il est père de 13 enfants mais ici c'est Dona Socoro (sa femme) qui gère!
Bata est un personnage timide est malicieux, il est blagueur et ses yeux sont rieurs, c'est une âme d'enfant dans un corps d'adulte...il passe sa vie pieds nus, en short et en casquette, imite le bruits des animaux et chasse le crocodile à mains nues.
C'est d'ailleurs la première chose qu'il nous montre en arrivant. Il nous emmène de nuit sur sa pirogue, nous guettons les yeux jaunes des crocodiles dans une ambiance électrisante, puis...il se jette à l'eau histoire de nous choper la bête!
Au final, il n'attraperas qu'un bébé croc (avec tout de même des dents bien acérées!) qu'il pose sur sa tête, son pied, retourne dans tout les sens comme un petit chiot...il s'amuse de notre étonnement et prend plaisir à nous faire peur en poussant des cris bizarres et en agitant les fourrés.

A part cette petite excursion nocturne, nous faisons bien sur des balades en foret, on se tape des grosses pluies tropicales, on se fait dévorer par les fourmis rouges, on voit des arbres géants et apprenons les curiosités du coin (production de latex, plantes médicinales, bébêtes en tous genres...)




La foret est superbe mais elle a beau être de type primaire, nous nous attendions tous à quelque chose de plus dense en terme de faune et de flore.
Effectivement les hommes ont fait fuir les animaux et mis à part quelques singes et beaucoup d'insectes ils ne sortent que la nuit.
Cette expérience se révèlera riche à tout point de vu, l'odeur de la foret restera gravée dans nos mémoire et les baignades dans le fleuve au coucher du soleil un souvenir savoureux.

The Jungle Men from Tim & Cecishu on Vimeo.