6 juillet 2010

PARACAS

du 9 au 10 juin

Paracas en soi n'a d'intéressant que les excursions aux islas Ballestas et dans le parc national.
La ville étant assez déprimante avec sa brume permanente et son bord de mer grisounet nous ne restons donc qu'une nuit, le temps de faire l'expédition en bateau pour aller voir loups de mer, pingouins et les milliers d'oiseaux travaillant pour l'importante production de guano de la région.
C'est effectivement impressionnant de voir autant d'oiseaux trôner sur ces falaises escarpées, l'horizon grouille littéralement de cormorans et il vaut mieux mettre les capuches afin d'éviter les chiures qui parait il portent bonheur (ben oui! il fallait bien trouver une consolation!).
Nous apercevons également "el Candelabre", figure énigmatique tracé sur une colline, persistant à travers le temps et qui compense un peu le fait qu'on aille pas voir les lignes de Nazca.






Paracas from Tim & Cecishu on Vimeo.

CHURIN

du 5 au 8 juin 2010

Churin sera notre seule escapade au nord de Lima.
On décide de se réserver le nord du Pérou pour un autre voyage!
C'est une petite ville de montagne aux eaux thermales réputées, en l'occurrence parce que l'ex président Fujimori y avait ses bains.
Ici c'est calme et le tourisme est essentiellement Péruvien et plutôt vieillissant.
Ça nous fait du bien de retrouver le calme d'une petite bourgade et on profite à fond des bains à vrai dire plus tièdes que chauds.
C'est aussi notre première approche avec l'image d'Epinale du Pérou, ses enfants à la peau burinée et craquelée de soleil, ses mamitas aux nombreux jupons brodés arborant avec fierté des chapeaux excentriques décorés avec de fausses fleurs.
Les gens sont adorables et curieux, on se régale!



LIMA

du 20 au 22 mai 2010 et du 1er au 5 juin 2010

Tout le monde dit que Lima est triste, grise, moche.
On est pas d'accord!
D'une, c'est bien de changer de pays après nos 4 mois Brésiliens, ensuite on se remet à parler Espagnol avec joie et un peu de confusion, enfin, question culinaire on est contents de ne plus entendre parler du arroz-feijao!
Bref, on attendait le Pérou avec impatience et on est pas déçus!
Lima est une ville métissée, accueillant une très grande communauté Chinoise (très bons restaurants "Chifa") et comme toute capitale c'est un noyau culturel actif avec son lot de musées et d'héritage historique.
Nous recroisons Dany (le néo-zélandais croisé à Paraty) avec qui nous constatons que le temps passe vite et que le voyage est une aventure épuisante.
A Miraflores, quartier chic et touristique par excellence nous préférons le centre.
Une grande place pavée habillée de palmiers, couvents et églises à la pelle, des petits restos pas chers (ça change du Brésil!) ou nous nous gavons de Ceviche.
La nourriture, l'architecture, la propreté des rues et la nouveauté nous réjouit...
Nous logeons à l'hôtel Espagna, ancien palais à la déco aussi baroque que kitsch.
Sur la terrasse les statues grecques côtoient perroquets et tortues dans une végétation luxuriante.





Lima from Tim & Cecishu on Vimeo.

23 mai

..........Triste rapatriement...................................
Une semaine à Paris...........................................
Conseil à tous les voyageurs: prenez une assurance.

MANAUS

du 16 au 20 mai 2010

Ville mythique du centre de l'Amazonie, connue pour sa splendeur passée et son opéra grandiose.
Chose étonnante, elle a beau être assez touristique, on ne trouve pas grand chose en terme de logement pour backpackers fauchés.
On a le choix entre des hôtels de passe miteux et UN hôtel branchouille tenu par un Australien trop peu sympathique.
La ville est bruyante, fourmillante, un peu harassante peut être aussi a cause de cette chaleur insoutenable.

JAMARAQUA

du 11 au 14 mai 2010

N'ayant pas encore eu notre compte de vie sauvage, nous partons quelques jours avec Adelheid, David et Simon dans une communauté de la FLONA (Floresta Nacional do Tapajós).
Avec un timing ajusté, nous décrochons l'autorisation d'entrée dans la réserve, jonglons avec différent bus et trouvons une famille d'accueil ou nous posons nos hamacs au fond du jardin sous un toit en paille.

Nous sommes chez Bata, dans la communauté de Jamaraqua.
Ce dernier tient son nom du fait que petit, il ne jurait que par la marque Bata (!)
Il est père de 13 enfants mais ici c'est Dona Socoro (sa femme) qui gère!
Bata est un personnage timide est malicieux, il est blagueur et ses yeux sont rieurs, c'est une âme d'enfant dans un corps d'adulte...il passe sa vie pieds nus, en short et en casquette, imite le bruits des animaux et chasse le crocodile à mains nues.
C'est d'ailleurs la première chose qu'il nous montre en arrivant. Il nous emmène de nuit sur sa pirogue, nous guettons les yeux jaunes des crocodiles dans une ambiance électrisante, puis...il se jette à l'eau histoire de nous choper la bête!
Au final, il n'attraperas qu'un bébé croc (avec tout de même des dents bien acérées!) qu'il pose sur sa tête, son pied, retourne dans tout les sens comme un petit chiot...il s'amuse de notre étonnement et prend plaisir à nous faire peur en poussant des cris bizarres et en agitant les fourrés.

A part cette petite excursion nocturne, nous faisons bien sur des balades en foret, on se tape des grosses pluies tropicales, on se fait dévorer par les fourmis rouges, on voit des arbres géants et apprenons les curiosités du coin (production de latex, plantes médicinales, bébêtes en tous genres...)




La foret est superbe mais elle a beau être de type primaire, nous nous attendions tous à quelque chose de plus dense en terme de faune et de flore.
Effectivement les hommes ont fait fuir les animaux et mis à part quelques singes et beaucoup d'insectes ils ne sortent que la nuit.
Cette expérience se révèlera riche à tout point de vu, l'odeur de la foret restera gravée dans nos mémoire et les baignades dans le fleuve au coucher du soleil un souvenir savoureux.

The Jungle Men from Tim & Cecishu on Vimeo.

ALTER DO CHAO

du 9 au 11 mai 2010

On la dit "la plus belle plage d'Amazonie", on s'imagine une langue de sable déserte léchée par le fleuve brun bercés par le chant d'oiseaux exotiques....mais on retombe vite fait sur terre en découvrant une plage dégueulasse, jonchée de restes de poissons frits et de bouteilles de bières.
Toujours cette même sono qui crache de la mauvaise pop Brésilienne, des tables en plastiques partout et aucun signe du mythe qu'on s'était construit.
Le village en lui même est mignon, avec des routes en terres, des échoppes vendant soupes typiques de la cuisine Amazonienne, des pousadas pas spécialement bon marché...
Ce qui vaut vraiment le détour: la balade en pirogue dans les igarapés baptisés "la foret enchantée"...on comprend pourquoi en navigant sur ces canaux...
L'atmosphère est chargée de toute cette "junglitude" qu'on est venus trouvé, l'eau reflète fidèlement la voûte des arbres, les lianes s'emmêlent gracieusement créant une subtile dentelle de végétation....
la cerise sur le gâteau: un film se tourne a cette époque et des artistes jardiniers habillent les arbres morts de fleurs tropicales.
(Bah! on a été un peu déçus quand on a appris que les fleurs avait été disposées là mais ça n'enlève rien au charme!)




Alter do Chao from Tim & Cecishu on Vimeo.

SANTAREM

du 8 au 9 mai 2010

Santarem, c'est vraiment charmant! et surprenant!
C'est bête mais on s'imagine que l'Amazonie est une zone de jungle isolée, coupée du monde moderne avec des indiens et des animaux sauvages...On découvre en fait une petite ville proprette aux allures de Suisse tropicale, on y trouve tout ce qu'il faut et nous recommandons à tous cette halte agréable!

BELEM-SANTAREM / RIO AMAZONAS

du 5 au 8 mai 2010

Comme on nous l'a recommandé nous arrivons donc en avance sur le bateau pour accrocher nos hamacs à une bonne place.
Qu'est ce qu'une bonne place??...et bien, il a plusieurs paramètres: loin des toilettes, pas sous un néon, loin de la sono et du resto, pas dans le passage mais pas trop au milieu non plus...
De toute façon, même si on pense avoir trouvé l'endroit parfait on se retrouve forcément avec les pieds du voisin à quelques centimètres du nez.
Il y a des hamacs partout, de toutes les couleurs, parfois les uns au dessus des autres.
Cette foule d'environ 150 personnes grouille dans tous les recoins du bateau, des vieux, des jeunes, des tout-petits, beaucoup de Brésiliens, on se retrouve à heure fixe au petit restaurant à plat unique (pollo-arroz-feijao), on se fait confiance pour les sacs (pas de vol, ici on est en famille)....le décor est posé pour les 3 prochains jours.
Le temps semble suspendu, nous remontons lentement l'Amazone, quotidien rythmé par les repas, les siestes, la lecture (ne pas oublier le bouquin!), l'apéro, la contemplation du paysage...Nous guettons les dauphins qui nagent autours du bateau.
La rive verte et dense défile, parfois proche, parfois à plusieurs kilomètres, le paysage est très changeant la foret se mue en plaine marécageuse puis en montagne rocailleuse.




Contrairement à ce qu'on imagine il y a pas mal de maisons sur pilotis tout le long du trajet; les habitants s'approchent en pirogue attendant qu'on leur jette des vêtements usés bien emballés dans des sacs plastiques, ils vendent des fruits ou sont juste contents de faire coucou au bateau...
Nous tissons de véritables liens avec Adelheid, Sophie, David et Simon, partageant bouquins, bières, idées, expériences et bonne humeur!
Nous voyagerons ensemble 3 semaines durant.

Rio Amazonas from Tim & Cecishu on Vimeo.

15 juin 2010

BELEM

Du 1er au 5 mai 2010

Bus de nuit, arrivée le matin, pour une fois ce n'est pas trop galère de rallier la rodoviaria au centre ville, on trouve une pousada assez rapidement.
Étonnement il y a beaucoup de Français. Entre autres personnages, nous rencontrons Franck, qui parcours le Brésil du sud au nord... A PIEDS!, 4 septuagénaires qui font Afrique/Brésil en voilier, Sophie la végétarienne belge, Eva et François, un couple français parcourant le monde à la vitesse grand V, Etienne qui s'en va s'installer en Amazonie, et aussi David et Simon, 2 anglais parlant couramment l'anglais et rien d'autre...
Cette ville empreinte d'un certain mysticisme compte tenu de sa situation géographique a beaucoup de charme, notamment près des docks.
Son fameux marché Ver o Peso grouille de brésiliens typés indiens qui vendent des poissons incroyables et autres légumes et fruits aux noms inconnus, on y trouve aussi des potions de sorcières en tout genres pour être aimé ou guérir divers maux, leurs couleurs vert émeraude, rose bonbon et j'en passe sont bien plus alléchantes que les prospectus de Château Rouge appelant à courir "comme une chien derrière son maître"...
Concernant les fruits, ils sont beaux pour sûr! Mais de là à dire qu'ils sont bons, on ne sait pas... J'ai juste vu qu'ils étaient lavés avec l'eau du fleuve... soit le petit coin des bons gars du marché. Chercher l'erreur!
Finalement, nous ne restons que 3 jours à Belém. L'appel du tant attendu fleuve Amazone se fait pressent et nous filons embarquer à bord du Rodrigues Alves III pour une traversé de 3 jours et demi en direction de Santarem.



SAO LUIS

du 29 avril au 1er mai 2010

Elle est considérée comme la capitale Brésilienne du reggae mais ça ne saute pas aux yeux...Nous sommes restés dans le centre historique, quelques jolies maisons couvertes d'azulejos, le tout un peu décrépis quand même....c'est joli mais sans plus.
Nous passons une bonne soirée avec Monica et Andrea, envoutés par un groupe de musiciens improvisé au sein du marché...on danse, on boit, on se paye un bon repas cher et on se dit "au revoir, à bientot", ça fait bizarre de les quitter, on est un peu tristounnets.

A EVITER: la pousada Internationale, c'est sale, glauque, cher (pour ce que c'est) et le patron est con.


4 mai 2010

LENCOIS MARANHENSES

du 24 au 29 avril 2010

MAGIQUE...SUBLIME...INATTENDU...
Les mots manquent pour décrire l'endroit...C'est juste le paysage le plus incroyable qu'on ait jamais vu...
Un désert en bord de mer de la taille de la ville de Sao Paulo (155 000 hectares), des dunes de sable blanc à perte de vue et entre chaque dune, un lagon d'eau de pluie cristalline.....
C'est le seul désert du monde avec des piscines naturelles...un véritable mirage qui illustre une fois de plus la diversité géographique du Brésil.




Barreirinhas est censé être la ville d'entrée du parc des Lençois mais elle est quand même à une trentaine de kilomètres des premières dunes. Comme par hasard, qu'est ce qu'il faut dans ce cas là: un guide et un 4x4! la main au portefeuille et un troupeau de touristes en gros...
On book une expédition l'après-midi, sur un malentendu on s'attarde et on a la chance de prendre un bain de pleine lune dans le désert, ensemble mais seuls.
LE VRAI BON PLAN et nous le comprenons au bout de 2 jours: mieux vaut aller en bateau jusqu'au petit village d'Atins. De là, on arrive à pied dans le parc en 30 minutes, on peut se balader tout seul et prendre le temps de se baigner dans tous les lagons et aller goûter les "meilleures crevettes" du Brésil (dixit La Globo) chez Luzia....

Lençois Maranhenses from Tim & Cecishu on Vimeo.

JERICOACOARA / BARREIRINHAS _ le trajet qui n'en finit pas

...suite du voyage donc...toujours avec Monica et Andrea avec dans le détail:
Jericoacoara/Camocim_en 4x4 avec 2 traversées en balsa
Camocim/Parnaiba en 4x4_ 2h de tape-cul avec des Brésiliens, des frigidaires, des courses et un prix spécial touriste
Parnaiba/Tutoia environ 4 heures en bus...on arrive tard, on est obligé de passer la nuit dans un hotel glauque.
Tutoia/Paulinho Neves en stop dans un 4x4 salvateur un dimanche matin
et enfin Paulinho Neves/Barreirinhas en pick up....trajet magnifique dans les dunes à travers le "petit Lençois", ca valait bien le détour...mais on a mal au cul.

JERICOACOARA-"Là où les crocodiles dorment au soleil"

Du 18 au 24 avril 2010

Aaahhh une bonne vieille plage avec un nom indigène qui sonne comme un cri d'oiseau!
L'air marin nous manquait un peu alors ni une ni deux on saute dans un bus puis un 4x4 pour arriver 5/6 heures après dans les dunes de la belle mais très touristique Jericoacoara réputée pour son coucher de soleil que l'on peut contempler de sa superbe dune emblématique.
C'est beau, c'est sur...le village est posé sur le sable, il n'y a pas de banque et l'électricité est arrivée il n'y a pas si longtemps.
Le paysage est sauvage modelé par le vent; dunes, plages, mangroves et plaines vertes où cohabitent des ânes des chèvres et des cochons noirs qui n'appartiennent à personnes.



Le village, lui, n'est plus si sauvage, il n'y a que des restaurants et des pousadas pour tous les goûts: luxueuses, pourries, planquées, avec ou sans piscine, ambiance surf ou tropical-chic...et tout ça condensé en 4 rues!
On choisi l'option "planqué", le plus loin possible de la rue principale et on profite bien de la chambre spacieuse qu'on dégote à la pousada Bangalô qui remporte la palme de la déco la plus soignée depuis le début du voyage: le lit immense, les draps sentent bon et sont fantaisistement pliés d'une manière différente tous les jours, Rosa dépose des fleurs d'hibiscus fraîchement coupées sur les serviettes et le café da manha est top.
...bref..c'est le pied!
Le seul hic c'est qu'il est difficile de faire des choses par soi-même à moins de posséder un véhicule, tout le monde fait donc les mêmes excursions, dans les mêmes lagons pour aller voir les mêmes hippocampes, mais bon, on se dit que ce serait dommage de pas le faire et au final ça vaut largement le coup!
Hop! 4 touristes ravis dans un buggy à 45 Reais par têtes (pas de soucis le tourisme c'est rentable...) et c'est donc parti pour un rodéo dans les dunes.


Jericoacoara from Tim & Cecishu on Vimeo.


L'autre problème, et là je m'adresse à ceux qui comme nous veulent continuer vers l'ouest, c'est qu'il n'y a pas de route, personne ne sait comment faire exactement et il donc est trrrès difficile de repartir de là sans, soit dépenser une fortune en affrétant une voiture, soit s'engager dans un voyage de 2 jours, en changeant 5 fois de camionnette tape-cul et tout ça pour avancer de quelques kilomètres à chaque fois.
Je vous laisse deviner quelle solution nous avons choisi! c'est malgré tout une expérience que nous recommandons qui nous aura permis de découvrir des paysages incroyables, de traverser plusieurs petits villages étalés sur 3 états et surtout de faire un bout de chemin avec Monica et Andrea, un non-couple d'italiens exotiques.

FORTALEZA

du 16 au 18 avril 2010

Pas grand chose à dire sur Fortaleza...On est vraiment pas resté longtemps!
On tombe cependant sur une petite pousada pas chère (30 Reais la nuit), on commence à recroiser des voyageurs, on peut se faire à manger et laver notre linge.
Il pleut pas mal et de véritables rivières se forment dans les rues, d'où l'avantage d'être en tongs.
Fortaleza, ou du moins les quartiers que nous avons vus, semble être une grande ville assez bourgeoise avec un bord de mer agréable mais très bétonné.
Malgré le fait que nous soyons dans la rue des prostituées nous nous sommes sentis en sécurité, contrairement à Salvador.
A ne pas manquer: le très beau centre culturel Dragao do mar qui abrite expositions d'art contemporain, soirées et concerts, ateliers, une bonne librairie, un petit cinéma et des terrasses de restos qui ont l'air agréable mais sûrement un peu chères (...pour nous!)