On la dit "la plus belle plage d'Amazonie", on s'imagine une langue de sable déserte léchée par le fleuve brun bercés par le chant d'oiseaux exotiques....mais on retombe vite fait sur terre en découvrant une plage dégueulasse, jonchée de restes de poissons frits et de bouteilles de bières. Toujours cette même sono qui crache de la mauvaise pop Brésilienne, des tables en plastiques partout et aucun signe du mythe qu'on s'était construit. Le village en lui même est mignon, avec des routes en terres, des échoppes vendant soupes typiques de la cuisine Amazonienne, des pousadas pas spécialement bon marché... Ce qui vaut vraiment le détour: la balade en pirogue dans les igarapés baptisés "la foret enchantée"...on comprend pourquoi en navigant sur ces canaux... L'atmosphère est chargée de toute cette "junglitude" qu'on est venus trouvé, l'eau reflète fidèlement la voûte des arbres, les lianes s'emmêlent gracieusement créant une subtile dentelle de végétation.... la cerise sur le gâteau: un film se tourne a cette époque et des artistes jardiniers habillent les arbres morts de fleurs tropicales. (Bah! on a été un peu déçus quand on a appris que les fleurs avait été disposées là mais ça n'enlève rien au charme!)
Santarem, c'est vraiment charmant! et surprenant! C'est bête mais on s'imagine que l'Amazonie est une zone de jungle isolée, coupée du monde moderne avec des indiens et des animaux sauvages...On découvre en fait une petite ville proprette aux allures de Suisse tropicale, on y trouve tout ce qu'il faut et nous recommandons à tous cette halte agréable!
Comme on nous l'a recommandé nous arrivons donc en avance sur le bateau pour accrocher nos hamacs à une bonne place. Qu'est ce qu'une bonne place??...et bien, il a plusieurs paramètres: loin des toilettes, pas sous un néon, loin de la sono et du resto, pas dans le passage mais pas trop au milieu non plus... De toute façon, même si on pense avoir trouvé l'endroit parfait on se retrouve forcément avec les pieds du voisin à quelques centimètres du nez. Il y a des hamacs partout, de toutes les couleurs, parfois les uns au dessus des autres. Cette foule d'environ 150 personnes grouille dans tous les recoins du bateau, des vieux, des jeunes, des tout-petits, beaucoup de Brésiliens, on se retrouve à heure fixe au petit restaurant à plat unique (pollo-arroz-feijao), on se fait confiance pour les sacs (pas de vol, ici on est en famille)....le décor est posé pour les 3 prochains jours. Le temps semble suspendu, nous remontons lentement l'Amazone, quotidien rythmé par les repas, les siestes, la lecture (ne pas oublier le bouquin!), l'apéro, la contemplation du paysage...Nous guettons les dauphins qui nagent autours du bateau. La rive verte et dense défile, parfois proche, parfois à plusieurs kilomètres, le paysage est très changeant la foret se mue en plaine marécageuse puis en montagne rocailleuse. Contrairement à ce qu'on imagine il y a pas mal de maisons sur pilotis tout le long du trajet; les habitants s'approchent en pirogue attendant qu'on leur jette des vêtements usés bien emballés dans des sacs plastiques, ils vendent des fruits ou sont juste contents de faire coucou au bateau... Nous tissons de véritables liens avec Adelheid, Sophie, David et Simon, partageant bouquins, bières, idées, expériences et bonne humeur! Nous voyagerons ensemble 3 semaines durant.
Bus de nuit, arrivée le matin, pour une fois ce n'est pas trop galère de rallier la rodoviaria au centre ville, on trouve une pousada assez rapidement. Étonnement il y a beaucoup de Français. Entre autres personnages, nous rencontrons Franck, qui parcours le Brésil du sud au nord... A PIEDS!, 4 septuagénaires qui font Afrique/Brésil en voilier, Sophie la végétarienne belge, Eva et François, un couple français parcourant le monde à la vitesse grand V, Etienne qui s'en va s'installer en Amazonie, et aussi David et Simon, 2 anglais parlant couramment l'anglais et rien d'autre... Cette ville empreinte d'un certain mysticisme compte tenu de sa situation géographique a beaucoup de charme, notamment près des docks. Son fameux marché Ver o Peso grouille de brésiliens typés indiens qui vendent des poissons incroyables et autres légumes et fruits aux noms inconnus, on y trouve aussi des potions de sorcières en tout genres pour être aimé ou guérir divers maux, leurs couleurs vert émeraude, rose bonbon et j'en passe sont bien plus alléchantes que les prospectus de Château Rouge appelant à courir "comme une chien derrière son maître"... Concernant les fruits, ils sont beaux pour sûr! Mais de là à dire qu'ils sont bons, on ne sait pas... J'ai juste vu qu'ils étaient lavés avec l'eau du fleuve... soit le petit coin des bons gars du marché. Chercher l'erreur! Finalement, nous ne restons que 3 jours à Belém. L'appel du tant attendu fleuve Amazone se fait pressent et nous filons embarquer à bord du Rodrigues Alves III pour une traversé de 3 jours et demi en direction de Santarem.
Elle est considérée comme la capitale Brésilienne du reggae mais ça ne saute pas aux yeux...Nous sommes restés dans le centre historique, quelques jolies maisons couvertes d'azulejos, le tout un peu décrépis quand même....c'est joli mais sans plus. Nous passons une bonne soirée avec Monica et Andrea, envoutés par un groupe de musiciens improvisé au sein du marché...on danse, on boit, on se paye un bon repas cher et on se dit "au revoir, à bientot", ça fait bizarre de les quitter, on est un peu tristounnets.
A EVITER: la pousada Internationale, c'est sale, glauque, cher (pour ce que c'est) et le patron est con.
MAGIQUE...SUBLIME...INATTENDU... Les mots manquent pour décrire l'endroit...C'est juste le paysage le plus incroyable qu'on ait jamais vu... Un désert en bord de mer de la taille de la ville de Sao Paulo (155 000 hectares), des dunes de sable blanc à perte de vue et entre chaque dune, un lagon d'eau de pluie cristalline..... C'est le seul désert du monde avec des piscines naturelles...un véritable mirage qui illustre une fois de plus la diversité géographique du Brésil. Barreirinhas est censé être la ville d'entrée du parc des Lençois mais elle est quand même à une trentaine de kilomètres des premières dunes. Comme par hasard, qu'est ce qu'il faut dans ce cas là: un guide et un 4x4! la main au portefeuille et un troupeau de touristes en gros... On book une expédition l'après-midi, sur un malentendu on s'attarde et on a la chance de prendre un bain de pleine lune dans le désert, ensemble mais seuls. LE VRAI BON PLAN et nous le comprenons au bout de 2 jours: mieux vaut aller en bateau jusqu'au petit village d'Atins. De là, on arrive à pied dans le parc en 30 minutes, on peut se balader tout seul et prendre le temps de se baigner dans tous les lagons et aller goûter les "meilleures crevettes" du Brésil (dixit La Globo) chez Luzia....
...suite du voyage donc...toujours avec Monica et Andrea avec dans le détail: Jericoacoara/Camocim_en 4x4 avec 2 traversées en balsa Camocim/Parnaiba en 4x4_ 2h de tape-cul avec des Brésiliens, des frigidaires, des courses et un prix spécial touriste Parnaiba/Tutoia environ 4 heures en bus...on arrive tard, on est obligé de passer la nuit dans un hotel glauque. Tutoia/Paulinho Neves en stop dans un 4x4 salvateur un dimanche matin et enfin Paulinho Neves/Barreirinhas en pick up....trajet magnifique dans les dunes à travers le "petit Lençois", ca valait bien le détour...mais on a mal au cul.
Aaahhh une bonne vieille plage avec un nom indigène qui sonne comme un cri d'oiseau! L'air marin nous manquait un peu alors ni une ni deux on saute dans un bus puis un 4x4 pour arriver 5/6 heures après dans les dunes de la belle mais très touristique Jericoacoara réputée pour son coucher de soleil que l'on peut contempler de sa superbe dune emblématique. C'est beau, c'est sur...le village est posé sur le sable, il n'y a pas de banque et l'électricité est arrivée il n'y a pas si longtemps. Le paysage est sauvage modelé par le vent; dunes, plages, mangroves et plaines vertes où cohabitent des ânes des chèvres et des cochons noirs qui n'appartiennent à personnes. Le village, lui, n'est plus si sauvage, il n'y a que des restaurants et des pousadas pour tous les goûts: luxueuses, pourries, planquées, avec ou sans piscine, ambiance surf ou tropical-chic...et tout ça condensé en 4 rues! On choisi l'option "planqué", le plus loin possible de la rue principale et on profite bien de la chambre spacieuse qu'on dégote à la pousada Bangalô qui remporte la palme de la déco la plus soignée depuis le début du voyage: le lit immense, les draps sentent bon et sont fantaisistement pliés d'une manière différente tous les jours, Rosa dépose des fleurs d'hibiscus fraîchement coupées sur les serviettes et le café da manha est top. ...bref..c'est le pied! Le seul hic c'est qu'il est difficile de faire des choses par soi-même à moins de posséder un véhicule, tout le monde fait donc les mêmes excursions, dans les mêmes lagons pour aller voir les mêmes hippocampes, mais bon, on se dit que ce serait dommage de pas le faire et au final ça vaut largement le coup! Hop! 4 touristes ravis dans un buggy à 45 Reais par têtes (pas de soucis le tourisme c'est rentable...) et c'est donc parti pour un rodéo dans les dunes.
L'autre problème, et là je m'adresse à ceux qui comme nous veulent continuer vers l'ouest, c'est qu'il n'y a pas de route, personne ne sait comment faire exactement et il donc est trrrès difficile de repartir de là sans, soit dépenser une fortune en affrétant une voiture, soit s'engager dans un voyage de 2 jours, en changeant 5 fois de camionnette tape-cul et tout ça pour avancer de quelques kilomètres à chaque fois. Je vous laisse deviner quelle solution nous avons choisi! c'est malgré tout une expérience que nous recommandons qui nous aura permis de découvrir des paysages incroyables, de traverser plusieurs petits villages étalés sur 3 états et surtout de faire un bout de chemin avec Monica et Andrea, un non-couple d'italiens exotiques.
Pas grand chose à dire sur Fortaleza...On est vraiment pas resté longtemps! On tombe cependant sur une petite pousada pas chère (30 Reais la nuit), on commence à recroiser des voyageurs, on peut se faire à manger et laver notre linge. Il pleut pas mal et de véritables rivières se forment dans les rues, d'où l'avantage d'être en tongs. Fortaleza, ou du moins les quartiers que nous avons vus, semble être une grande ville assez bourgeoise avec un bord de mer agréable mais très bétonné. Malgré le fait que nous soyons dans la rue des prostituées nous nous sommes sentis en sécurité, contrairement à Salvador. A ne pas manquer: le très beau centre culturel Dragao do mar qui abrite expositions d'art contemporain, soirées et concerts, ateliers, une bonne librairie, un petit cinéma et des terrasses de restos qui ont l'air agréable mais sûrement un peu chères (...pour nous!)
L'avantage avec le voyage c'est qu'on vit au jour le jour et qu'on peut changer de plans au dernier moment...certains appelle ça "liberté". Nous prenons donc la liberté de nous éloigner de la cote pour nous enfoncer dans les terres arrides du Sertao, là où vit Suzie depuis bientot 4 ans. Serra Talhada est une ville de province, paisible entourée de montagnes et de cascades, Les gens sont burinés, curieux et accueillants, la chaleur y est plombante, les portes des maisons restent ouvertes et le soir tombant les gens sortent leurs chaises dans la rue. Ici on mange de la chèvre et les ânes se baladent dans la rue, je crois que nous sommes les seuls touristes... C'est la terre du célèbre cangaceiro Lampiao, révolutionnaire borgne flanqué de sa compagne Maria Bonita, il est considéré comme un robin des bois par les paysans du nordeste et comme un bandit cruel par la police et les états du sud. Tout comme Bonnie & Clyde ces deux la se font attraper par la police en 1938 et finissent décapités; leurs têtes ont longtemps étés exposées dans un musée à Rio puis à Bahia avant sépulture. Lulu est passé voir Suzie lui aussi, elle nous ballade entre cascade planquée, barrage, et exploitation agricole. Nous allons déguster la Cachaca de Triunfo, cueillons des Caja sur les arbres et faisons du rappel dans une cascade un peu sèche (enfin...pas moi...parceque ce jour la je n'ai pas voulu flirter avec mon vertige!) Bref, c'est une véritable bouffée d'oxygène et un Brésil inconnu que nous découvrons là, merci Suzie d'avoir pu te libérer pour nous guider sur tes terres. Comme quoi c'est bien de changer de plans!
Un dernier mot sur le Sertao et le boulot de Suzanne, elle nous fait visiter la ferme d'agriculture biologique de Cilene... Un combat contre les pesticides!
Court passage à Recife, histoire de se remettre des vacances avec Fred. Recife étant toujours aussi grise avec ses canaux putrides et ses immeubles délabrés nous préférons nous installer à Olinda, plus jolie, plus calme aussi. Une grosse fatigue et une bonne tourista (pour etre polie) nous tombent dessus...on ne fait pas grand chose à part un tour à la librairie culturelle pour acheter des livres en français, nous découvrons et dévorons "La valse lente des tortues" de Katerine Pancol, petit bijou de litterature truculente. Nous nous gavons de crevettes à l'ail avec Iana et Rosa, nos amies-contact d'il y a 4 ans et bien sur ON DORT, on rattrape le retard des p'tits films et on mate des séries...
Semana Santa dans la famille de Pipa, un ami de Suzanne. Joyeux bordel dans cette grande maison fraiche et carrelée, hamacs, farniente, plage, bains de minuits et dominos... Tim essaye le surf avec Luciano, Fred peaufine son bronzage, Suzanne continue d'éplucher sa croute, Pipa nous fait des cadeaux, Thiago ramasse graines et insectes pour ses études, Pedoca roucoule, Donna Dai (LA matriache) règne sur la cuisine... Ici, semaine sainte=poisson; C'est l'occasion d'assister à la préparation du pirao, sorte de bouillon de poisson épaissi à la farine de manioc...Tout les midis, il y a aussi le rituel de la feijoada, cuisinée au feu dans un énorme chaudron, tout le monde se sert, comme il veut, quand il veut et arrose tout ca à la bière, achetée en quantité astronomique.
Ce petit séjour dans les environs de Gaibu est aussi l'occasion pour nous de retourner au banho de lama (bain de boue).Tim se lance dans la réalisation de sa première fiction, tournée efficacement en à peine 20 minutes et posée sur la musique du génial Chico Science.
La semaine finie on rentre à Recife pour mettre Fred dans l'avion, légère saudade pour nous, ca nous rappelle qu'on est loin de chez nous et qu'on ne rentre pas tout de suite...mais on a encore tellement de belles choses à découvrir!
Suzanne nous rejoint a une escale du bus, coup du hasard, elle a la place a coté de Fred. En route pour le Brésil de l'intérieur, pour nous, c'est la première fois et nous sommes plus que content de voir autre chose que des plages. Le soir de notre arrivée une fête a lieu a la maison des guides, forro, reggae et cachaça...tout ca pour les 30 ans de Fred!! Capao à la réputation d'être un village "alternatif", comprenez ce que vous voulez mais en gros cela veut dire qu' un certain type de personnage (en général Européen), plus ou moins marginal vient ici. La nature est respectée, les déchets sont triés, on y mange bio et on fait du yoga ou du cirque. Il y règne une ambiance sereine, apaisante...La vallée est encaissée entre des hauts-plateaux dignes du grand canyon, irriguée par des rios qui s'écoulent en cascades, les formations rocheuses nous inspire des noms et des personnages, nous baptisons l'une d'entre elle la molaire du géant. Cela fait sans aucun doute partie des paysages les plus beau que l'ont ai vu depuis le début du voyage. Beaucoup de grimpette au programme. En effet, le village est à la croisée de multiples marches. Nous nous baladons des heures durant dans les lits de rivières asséchées, la roche est polie, teintée de rose et d'ocre puis, arrivés sur les hauts plateaux nous sommes les pieds dans le sable sur une plaine d'herbe folle contemplant un horizon montagneux à perte de vue avant de redescendre dans la forêt ou là, majestueuse, se dresse une cascade nichée dans la végétation... la baignade est en générale bien méritée, l'eau est pure, minérale, ferreuse, rouge ou noire comme du thé. Nous faisons entre autre la marche qui mène à la Cachoeira da Fumaça, la plus haute du Brésil (380 mètres, plus haute que la Tour Eiffel!); Elle porte ce nom car l'eau s'évapore avant de toucher le sol, créant ainsi une impression de fumée. Les gens d'ici disent que si on goûte l'eau de la Chapada on ne repart plus jamais et effectivement ici on aurait envie de rester...longtemps, en tout cas on reviendra, c'est sûr! C'est ici que Tim opère le bicho do pé de Fred, muni d'une aiguille et de bétadine, après un léger charcutage c'est une flopée de minuscules œufs bien blancs qui sortent. C'est un peu écœurant mais mieux vaut que Fred ne ramène pas ce cadeau naturel en France. Ce séjour marque aussi notre réconciliation avec le Brésil. En effet, après nos déboires de carte bleue, de détroussage, et de rencontres douteuses, nous avions un petit peu le moral dans les chaussettes et Chapada Diamantina a redonné un coup de fouet à tout cela.
Hop, une 1 heure de bus à peine et nous voici à Arembepe, la ville en elle même n'est pas très jolie mais le littoral vaut le détour. La plage abrite une branche du Projecto Tamar qui a pour vocation la protection des tortues de mer; la nuit, elles viennent pondre leurs oeufs ici; nous ne les avons malheureusement pas vues mais il parait qu'elles pleurent au moment d'accoucher. Si nous sommes là, c'est pour faire un tour à la Aldeia, petite communauté hippie datant des années 60 et bénéficiant d'une tolérance. Janis Joplin et Mick Jagger y ont un peu vécu (bonne pub!). Ici, il n'y a que des cabanes en feuilles de coco et des vieux babs qui vivent de riz blanc et d'herbe fraîche...pas d'électricité évidemment, on se lave à la bassine avec l'eau saumâtre du puit et on écoute le chant des crapauds. Nous dormons à 3 sur un matelas cra-cra, cuisinons au feu de bois et passons une bonne soirée en compagnie de quelques Bresiliens qui sont là pour un temps indéterminé. Nous faisons également la connaissance de Margareth, une Marseillaise qui vit là depuis plus de 20 ans. Très loquace, elle nous narre sa vie au Brésil. Elle est médecin, aide les gens des favelas, connaît Lula et même notre amie Rosa, de Recife. En auscultant mes boutons d'insecte bizarre, elle me diagnostique une infection du sang avec staphylocoque et une possible leucemie a la clef si je ne prend pas des antibiotiques. Après vérification on s'aperçoit que son diagnostique est( fort heureusement!)erroné. Fred en revanche se chope un bicho do pé, petite bête microscopique qui pond des oeufs sous la peau....mmmmhhhh
Dur retour à la ville! et quelle ville!!! Nous allons chercher(la blanche)Fred à l'aéroport, une caïpi à la main, elle vient passer 3 semaines avec nous et fêter ses 30 ans. On a beau être accueillis comme des rois par Rafaela dans un quartier chic, on se sent tout de suite oppressés...le bruit, les gens, les favelas à perte de vue, les odeurs de charogne, les poubelles, la plage dégueulasse, les bus bondés, la misère omniprésente... Times magazine a quand même eut le culot de désigner la plage de Barra (sorte de poubelle de bord de mer) la 3 eme plus belle plage du monde... c'est à ne rien n'y comprendre. Petite journée dans le Pelourinho, le plus intéressant mais aussi le plus dangereux des quartiers...c'est joli, coloré mais on ne se sent vraiment pas chez nous!
On profite également de cette halte pour régler nos histoires de CB à la police touristique et faire parler de nous une nouvelle fois sur France Inter.
Le trajet pour arriver sur l'île est magnifique, petit bateau sillonnant sur les canaux le long de la mangrove, les passagers sont endormis, bercés par le bruit du moteur, et puis...au loin...une île: sable blanc, palmiers, petites barques...on dirait un mirage. Le village est paisible, fleuri, niché entre la mata forêt), les plages et la montagne, des os de baleines décore les maisons; L'île étant truffée de Cobra on lève bien les pieds et on chante en marchant...on fait aussi attention au cocotiers parce que ce serait vraiment stupide de mourir assommés par une noix de coco!( et ça arrive plus souvent qu'on ne le croit!) Nature sauvage oblige je perds mon combat contre les insectes en tous genres et Tim se racle le front dans un banc de sable, récoltant une blessure digne d'une patte de puma; Nous trouvons un petit appart-bungalow sur pilotis avec hamac sur la terrasse et lit à moustiquaire en mezzanine. Là, on rencontre Laura, 100% Italienne à l'énergie rayonnante, on se fait des bons petits plats. La plage sur laquelle nous allons est peut être la plus belle que j'ai vu jusqu'à présent et, comble du luxe, elle est déserte...une carte postale!
C'est assez énervant de prendre un bus de jour pour un trajet de 8 heures mais la, on a pas le choix! C'est donc le soir que nous arrivons à la rodoviaria d'Itacaré, accueillis comme d'habitude par une horde de rabatteurs; "Vous cherchez une pousada?suivez moi, j'en connais une à bon prix" _"Non, merci, on va se débrouiller tout seuls". Effectivement après la tournée de toutes les pousadas et le marchandage d'une chambre double, on pose enfin nos sacs dans une petite chambre au confort rudimentaire mais avec le luxe d'un WiFi (trrrrès lent) et une petite cuisine commune. Itacaré est un petit bled axé sur le tourisme hippie...des plus ou moins jeunes qui semblent être en uniformes: locks, poils en liberté et confection de bracelets en graines et fils tréssés. La région est magnifique, foret, cascades et plages paradisiaques...on en profite, surtout le matin car tout les jours vers 13 heures il se met à pleuvoir des cordes. Le temps d'une journée nous croisons Anne et Luca qui reviennent (un peu cassés) du Rainbow festival puis nous décidons de remonter vers un endroit plus tranquille et plus authentique.
Il suffit de prendre un petit bateau de Porto Seguro et après 10 mn de traversée du canal et un bus on arrive à Arraial...Ici, c'est tout aussi touristique mais beaucoup plus charmant, plus familial aussi: petites rues pavés (dont une baptisée Broadway), commerce (sur)développé de pousadas et restaurants, quelques vraies fausses Bahianaises en costumes traditionnel pour appâter le touriste. Nous trouvons un bungalow pas cher (30 Reais), planté dans le jardinet d'une maison; les journées coulent doucement entre farniente, plage, Caipirinha à l'échoppe de Lucia et restos... On pourrait pousser la découverte des environs vers Trancoso et Caraiva mais ma carte bleue se fait cloner dans un distributeur (et oui!!!fc'est pas drôle si y a pas de problèmes! ) nous décidons de remonter...tranquillement mais sûrement.
Pas grand chose à dire à part qu'on est content de changer d'état et de retrouver un peu de calme... Un nuit en bus, et ça repart! L'ambiance se fait tout de suite plus Africaine, la musique, les visages... Porto Seguro est une petite ville coloniale sans grand intérêt, les échoppes, restaurants et boutiques de souvenirs l'ont transformée en lieu touristique de passage; A signaler quand même que c'est là que le Brésil est né, là que les premiers navigateurs Portugais ont posés leurs pieds.